Un tas de souvenirs

La Chouffe blonde et moi c’est vraiment une histoire d’amour. Quand au magasin, je ne sais pas trop quoi acheter comme bière, mon regard se tourne souvent vers elle. Je sais à coup sûr que je ne serai pas déçu.

il s’agit également d’une des premières bières spéciales que j’ai découverte, notamment grâce à ma pratique du trail. Comme il s’agit d’une bière typiquement ardennaise, elle trouve souvent une place de choix lors des « après-courses » dans cette belle région.

Mais assez bizarrement c’est un autre souvenir qui me vient en tête quand je déguste une Chouffe blonde.

En fait, en plus d’être amateur de bière, trail-Runner et créateur freelance de sites web, je suis également fan du jeu de rôle grandeur nature (le GN pour les initiés). Et donc, cette bière me rappellera toujours ma première expérience dans ce domaine.

Nous sommes en 2016, et pour la première fois, j’endosse un rôle (assez ingrat…) dans ce qu’on appelle une murder party. Et figurez-vous que l’organisateur avait eu l’excellente idée de choisir la Chouffe blonde comme bière principale de l’événement. La Corne du Bois des Pendus aurait surement pu faire l’affaire aussi, en y repensant 🙂

Résultat: une super soirée et 5 ans plus tard, une partie de cette joyeuse bande dont je fais partie a même créé une ASBL et continue d’organiser régulièrement des jeux de rôle.

La Chouffe Blonde

Brassée par la Brasserie d’Achouffe dans le village qui porte le même nom en province du Luxembourg, cœur des Ardennes belges.

Cette bière blonde belge n’est pas à prendre à la légère ! 8% d’alcool, autant dire qu’il ne faut pas en abuser.

Créée pour la première fois dans les années 80 par 2 beaux-frères passionnés, la brasserie n’a fait que grandir pour finalement être reprise en 2006 par la célèbre Brasserie Duvel Moortgat. Un peu d’authenticité ardennaise a selon moi disparu avec ce rachat, mais la recette, elle est toujours la même et reste excellente.

Découvrons-là

Visuellement

Le logo, reconnaissable d’entre tous avec le célèbre lutin Marcel en monocycle nous invite à pénétrer la légende.

Une fois versée, ce qui me marque c’est cette belle couleur dorée qui contraste avec la mousse bien blanche. Une belle limpidité aussi, sans dépôt de levure marquante. La pétillance visuelle est plutôt importante et les bulles sont assez petites quant à elles.

Au nez

L’intensité olfactive est plutôt modérée, il faut un nez aussi long que Marcel pour bien distinguer les différents arômes qui se dégage de la Chouffe blonde. Dans la recette, la coriandre est annoncée, c’est donc sans surprise qu’on la retrouve directement comme arôme marquant.

En poursuivant l’analyse, je perçois quelques notes fruitées, mais qui ne m’évoque pas trop les agrumes cette fois-ci. Plutôt des fruits tels que la poire ou la pomme.

C’est assez agréable en tous les cas.

Gustativement

Contrairement à ce que nos yeux auraient pu nous faire croire, je trouve la pétillance en bouche plutôt moyenne. Par contre nous avons-là un corps bien rond qui nappe parfaitement notre palais.

A nouveau, pas de surprise, la coriandre est bien là ainsi qu’une amertume assez présente selon-moi. Cette amertume prend un peu le dessus sur le reste mais je retrouve tout de même une légère note de pomme en bouche. Mais c’est assez subtil. Le zeste d’orange me vient aussi à l’esprit en seconde gorgée.

Niveau acidité et sucrosité, c’est plutôt faible.

Mon avis perso

Vous l’aurez compris, j’aime vraiment déguster une Chouffe blonde. Malgré un taux d’alcool assez élevé je la trouve particulièrement rafraichissante et équilibrée. C’est la bière idéale pour se récompenser et recharger les accus après un long effort comme après un trail… ou après avoir tondu sa pelouse 😉

Pour moi, elle se boit en toutes saisons, vous l’apprécierez autant sur une terrasse en été qu’au coin du feu en hiver.