Une bière de légende à la renommée mondiale

Un moment, il fallait bien que j’évoque l’Orval dans ce blog. Impossible de passer à côté de cette bière trappiste mondialement connue. Si ce n’est un ami fan de VTT et … d’Orval, elle ne m’évoque pas forcément un souvenir particulier. Et de vous à moi, au début je n’était pas un grand fan.

Pourtant, à chaque fois que j’en ai l’occasion, j’en profite pour siroter ce divin breuvage.

C’est à l’occasion d’un cours de zythologie sur les trappistes que j’ai vraiment pris le temps de la déguster. Mais attention, comme un bon vin, l’Orval se bonifie avec l’âge (max 5ans…). Ici dans le cadre du cours, nous en avons dégusté une assez jeune.

L’Orval

Il s’agit donc d’une bière belge à haute fermentation brassée à l’Abbaye d’Orval en province du Luxembourg titrant à 6,2% d’alcool. La production est modérée ce qui fait qu’il est parfois compliqué de s’en procurer. A l’étranger surtout, ce qui a certainement contribué à sa renommée. De mon côté, comme j’ai la chance d’être belge, et que 85% de la production part sur le marché intérieur, j’en trouve assez facilement.

Visuellement

Première chose c’est la bouteille et l’étiquette ! Reconnaissable au premier regard, impossible de passer à côté. Cette bouteille en forme de « quille », si particulière n’a pas changé depuis les années 30 et la première production.  Sur l’étiquette, on y retrouve la source et la célèbre truite qui porte un anneau en bouche. La légende dit qu’au 11ème siècle, la Comtesse Mathilde de Toscane perd son anneau nuptial dans une source, et par miracle une truite en jailli et le lui rapporte.

Orval

Mais venons-en à la bière !

Sa limpidité est plutôt trouble et elle est de teinte plutôt ambrée/cuivrée. Pour une pétillance visuelle assez moyenne, ses bulles sont plutôt petites/moyennes aussi. Une belle mousse persistante de couleur ivoire vient couronner l’ensemble. En outre, je ne détecte pas un important dépôt de levure.

Au nez

L’intensité olfactive est plutôt modérée et l’alcool peu détectable contrairement à la Gregorius, l’autre bière trappiste dont j’ai relaté la dégustation. Au niveau des arômes, j’y détecte des touches herbacées, voire florales. Mais aussi des notes de pomme, poire (en compote…), orange et même de banane. Elle donne envie dans tous les cas!

En bouche

Sa pétillance, tout comme son corps sont plutôt moyens. Par contre on y reconnait beaucoup moins ces notes fruitées ressenties au nez. J’y détecte une petite touche d’orange, mais c’est surtout une saveur de biscuit, de pain et florale que je ressens.

Son amertume est bien présente malgré un petit côté doux, certainement du au sucre candi ajouté lors de la fabrication. Il y a également une petite touche sûrette qui n’est vraiment pas désagréable. Enfin, nous avons ici une longue persistance en bouche qui fait du bien.

Mon avis perso

Par rapport à d’autres trappistes et malgré la longue tradition, l’Orval présente un caractère assez innovant par rapport à son style. Il s’agit d’une bière rafraichissante, équilibrée et harmonieuse.

Si je me compare au moi d’il y a quelques années, il s’agit maintenant d’une bière que j’apprécie tout particulièrement à présent. Et surtout qui me donne envie d’en découvrir plus à son sujet, notamment en goûtant des bouteilles plus anciennes.