Plongée dans le passé

Autant vous le dire de suite, la bière de type « Rouge des Flandres », ce n’est vraiment pas ma tasse de thé ! Mes collègues du cours de zythologie peuvent en témoigner au vu de mes grimaces 😖. Et pourtant, j’avais envie de parler de la Rodenbach Grand Cru sur le blog.

En effet, cette bière m’évoque mes 20 ans, mes années étudiantes, et surtout les vacances. Avec mes potes de l’époque, on se rendait régulièrement à la côte pour guindailler. Je pense que jamais on ne pourra retourner dans un certain camping de Blankenberge… Fichés à vie. Mais ça c’est une autre histoire 🙂

Non sérieusement, j’ai eu l’occasion de recevoir un panier de bières spéciales à Noël dont faisait partie la Rodenbach et quelques semaines plus tard, on l’a dégusté dans le cadre de la formation zytho. Et à chaque fois, c’est cette image de mon pote Tim qui revient avec son bol de crevettes grises et cette bière sur la digue.

Je suis vraiment nostalgique de cette époque insouciante… ah si on pouvait remonter le temps !

La Rodenbach Grand Cru

Il s’agit donc d’une bière belge « Rouge des Flandres » assez typique, brassée par la Brasserie Rodenbach. Son taux d’alcool est de 6% et comparée à la Rodenbach « simple », elle est restée plus longtemps en fut de chêne.

Visuellement

Une belle robe rouge/acajou tendant vers le brun, elle également présente une belle limpidité. Sa mousse de couleur « cappuccino » est malheureusement assez éphémère. On est loin de cette image d’écume contre les brise-lames qu’on retrouve en Mer du Nord !

En outre, la pétillance visuelle assez modérée et les bulles sont plutôt de petite taille.

Au nez

L’intensité olfactive est bien marquée. On retrouve une acidité bien présente avec cet arôme de cerises griottes, on pourrait même pousser l’analyse jusqu’à sentir du cidre ou du vinaigre. Bref vous l’aurez compris avant même de la gouter, on va retrouver cette acidité typique de cette famille de bières. En se réchauffant, la Rodenbach Grand Cru donne quelques arômes plus sucrés et fruités, comme l’orange.

Gustativement

Le corps est mince et la pétillance assez moyenne.

Le nez n’avait pas menti, la sensation aigre de l’acidité est bien présente. D’ailleurs, rien d’autre à signaler, aucune amertume et aucune sucrosité. En bouche, on retrouve surtout ces notes fruitées de griottes, mais à nouveau on distingue des saveurs d’orage et même de pommes (plus granny tout de même….), saveur qui évoque le cidre.

Mon avis perso

Clairement pas ma tasse de thé ce genre de bières.

Je vous avoue que le cours dédié aux « Rouge des Flandres » a été assez compliqué pour moi, mais cette famille mérite de se retrouver sur ce blog.  Tout amateur de bières se doit de découvrir ce savoir-faire typiquement flamand, clairement dans un autre registre qu’une triple ardennaise.

Mais malgré tout, de temps à autre j’aime en redéguster une, ne-fut-ce que pour me replonger dans les années 90. Une époque qui me semble si loin, comme s’il s’agissait d’une autre vie, ou d’un rêve. Et pourtant, ce concert sur la plage de Garbage et les toutes les images associées sont à jamais gravées dans ma mémoire.

Vous me manquez les gars.